acelin et Opale

La lumière du jour naissant les réveillait ainsi quotidiennement les tirant d'un sommeil profond, qui leur faisait parfois partager les mêmes rêves, ou les mêmes cauchemars, peuplés alors du bruit d'une eau clapotante.
Ceux la étaient de plus en plus rares, mais le laissait toujours angoissé, ne parvenant plus à dormir avant le jour. Acelin, igné de grande puissance se trouvait encore désarmé et faible devant un ennemi qu'il avait jadis vaincu. Opale n'avait pas connu cette peur, et oubliait le bruit sitôt éveillée. Elle commençait à s'étirer, remuant sous l'épaisse couverture de fourrure qui les recouvrait. Elle refusait de fermer les rideaux, mais s'enfouissait au plus profond des oreillers, jusque sous la couverture, ses cheveux seuls dépassant au matin, pour le plus grand amusement d'Acelin. Comment arrivait-elle à respirer ainsi restait un mystère. La fourrure ondulait, comme encore vivante, annonçant la remontée imminente de la jeune femme vers une surface désormais ensoleillée.
Il faisait grand jour, la tapisserie resplendissait de toutes ses couleurs, les animaux fabuleux qui y poursuivaient une chasse immobile semblant prendre vie. Deirdre l'avait ramenée d'un de ses voyages lointains. L'ouvrage extrêmement précieux sur Agerel, offert par une châtelaine amie, représentait un bestiaire étonnant, dont on disait que quelques représentants vivaient toujours au fin fond de la forêt impénétrable qui couvrait la moitié du royaume. Personne n'y croyait vraiment, cependant on évitait de pénétrer trop profondément dans la jungle d'Agerel.
Amitiés à Mona, Gigi et Elle,
ainsi qu'à toutes celles et ceux qui me lisent
Par hauteclaire, Mardi 4 Decembre 2007 à 00:05 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






