Acelin et Opale

Il finit de boucler son ceinturon, y accrochant son épée, sous l'œil surpris d'Opale. Porter une arme sur Mandiatis était inutile, et il ne la prenait jamais, ou presque, sauf en de rares occasions officielles, ou pour s'entraîner avec un de ses cousins. Sans prendre garde à cet étonnement, il revint l'embrasser, puis se dirigea vers la porte qu'il ouvrit en grand.
Il eut une hésitation sur le seuil, au moment de sortir, et se retourna, scrutant la chambre douillette dans les rayons du soleil, Opale, qui manifestement allait se rendormir, la tapisserie où les animaux étranges prenaient leur élan. Il se dit qu'il n'avait pas envie de sortir, pas envie du tout. Tant pis, Kara ne lui en voudrait sûrement pas de quelques heures de retard. Il ouvrait la bouche pour prévenir Deirdre, sur le point de refermer la porte, quand celle-ci le rappela, interrompant le geste ébauché :
-« Alors ! Tu viens ? ».
Acelin sortit, tirant doucement le battant derrière lui.
Comme il s'y attendait, Deirdre était restée au troisième étage, bien campée sur ses pieds, bras croisés sur sa poitrine, observant l'extérieur par la fenêtre ouverte, écoutant le chant de l'oiseau M'wuiyr en souriant. Elle qui avait réussit à en apprivoiser un jadis, aimait toujours autant les trilles claires. Elle ne pouvait se rendre compte de la ressemblance frappante que sa façon de se tenir avait avec celle d'un grand-père qu'elle n'avait pas connu.
Elle portait encore son vêtement de vol qui moulait son corps mince et athlétique dans la couleur vert émeraude qu'elle affectionnait. Elle avait du se rendre directement chez Kara en arrivant de voyage, et était venue le chercher sans prendre le temps de se changer.
Amitiés à toutes et tous. In blue
Par hauteclaire, Jeudi 13 Decembre 2007 à 18:18 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






