Acelin et Opale

Elle lui sourit à son approche, puis l'étreignit vigoureusement à son habitude, mais Acelin vit bien que son expression restait soucieuse. Ils redescendirent les escaliers, croisant au passage le droide majordome dont toute l'attitude, à défaut d'un visage expressif, disait la désapprobation, alors que le regard de lumière jaune pâle suivait Deirdre. Il se redressa, faisant quelque peu craquer ses jointures métalliques, et partit d'un air digne, reprenant son mode de déplacement normal, à deux centimètres au-dessus du sol, pour aller s'occuper d'Opale.
Deirdre était amusée par la conduite du serviteur :
_ « On dirait bien que Fasolt ne m'apprécie pas beaucoup ce matin ».
-« Il n'aime pas être bousculé. Tu le sais bien ».
La jeune femme émit un petit rire, reprenant aussitôt son sérieux :
-« Mère est assez inquiète. C'est pour ça qu'elle m'a envoyée te chercher si vite. Les nouvelles qu'elle a reçues de Cyrèle font état d'événements étranges. Elle-même ressent des perturbations dans le Sang qu'elle n'arrive pas à définir. As-tu eu une quelconque impression ? ».
-« Non, rien ».
A peine avait-il dit ces mots, que le souvenir de son hésitation, de sa réticence à sortir de la chambre lui revint en force, lui serrant le cœur :
-« Bien que... »
-« Oui ? » Interrogea Deirdre.
-« Non, rien » dit finalement Acelin, un peu à regret.
-« Mais si ta mère sent quelque chose, c'est que ce quelque chose existe. Elle nous dépasse tous de beaucoup ».
Deirdre acquiesça en silence, préoccupée, avant de reprendre :
-« Elle te le dira elle-même, dans un instant ».
Bisous à Riagal (de retour) Elle, Mona, Louise.
et à Gigi, tout en bleu!
Amitiés à toutes et tous
Par hauteclaire, Dimanche 16 Decembre 2007 à 00:37 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






