Opale

Dehors l'air était frais, pur et piquant à respirer, aucun bruit ne se faisait entendre. L'oiseau avait fini son récital et vaquait sans doute plus loin à ses occupations. Le ciel était encore rose, c'était curieux. Les restes d'une aurore boréale peut-être ? Mandiatis demeurait une planète à part, où le Sang suscitait des phénomènes plus étonnants que partout ailleurs, et ses aurores étaient des merveilles de nuances roses et vertes, illuminant le firmament de jour comme de nuit.
Les deux femmes s'engagèrent dans le sous bois, Deirdre marchait vite, le visage préoccupé, Opale la voyant ainsi préféra se taire. Quand son amie voudrait se confier, elle le ferai, inutile de lui poser des questions inutiles.
Elles arrivèrent rapidement dans la grande clairière, large trouée offrant une halte bienvenue au milieu des arbres serrés. Un petit vaisseau s'y était posé, trapu et robuste, d'une couleur tirant sur un vert grisé de camouflage. Un blason était apposé sur un flanc, luisant doucement dans la pénombre, celui d'Osgarth. Opale sentit la colère monter, ils avaient osé venir en cachette. Tous les voyageurs étaient accueillis sur Mandiatis, sans réserve, et ils essayaient d'en profiter. Elle s'arrêta net, se concentra pour ressentir ce qui se trouvait là. Comme lors de sa première rencontre avec les représentants, le Sang resta muet. Deirdre, dans son dos, murmura doucement :
-« Allons voir ».
Par hauteclaire, Dimanche 13 Janvier 2008 à 07:56 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






