Opale

-« Il vaudrait mieux prévenir Acelin et Kara. Il faut qu'ils sachent que ces gens sont revenus en cachette ! ».
-« Un si petit vaisseau, ils ne doivent pas être bien nombreux. Et même s'ils le sont, nous allons leur faire passer l'envie de rester ! »
Le discours était peut-être présomptueux, mais pas faux. Les deux femmes s'approchèrent d'un pas décidé de l'appareil. Des feuilles mortes craquant sous leurs pieds signalèrent leur présence, pourtant rien ni personne ne se montra. Les passagers avaient du sortir, s'aventurer dans la forêt, laissant leur navette sans surveillance. Opale regarda autour d'elle, essayant de pénétrer l'ombre de la frondaison, et de ressentir la présence des pilotes. Tout était beaucoup trop calme, ils devaient les observer, soigneusement cachés.
-« La porte est restée ouverte » chuchota Deirdre,
-« Entrons, nous trouverons le journal de bord. Il sera facile de savoir quels sont leur plan ».
-« Je ne sais pas » répondit Opale,
-« Je n'arrive pas à définir... »
-« Tu fais comme tu veux » coupa Deirdre,
-« Moi, j'y vais. Tu vois bien qu'il n'y a personne ».
Et sans s'occuper davantage d'Opale, elle gravit les trois petits échelons, et disparut dans l'ouverture béante. Opale soupira, c'était bien dans la manière de Deirdre, aucune patience et toujours en mouvement.
Par hauteclaire, Mardi 15 Janvier 2008 à 08:04 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






