Borée:la planète de glace

Un murmure de voix lui parvint, s'intensifiant à mesure qu'elles avançaient. Ygræme la précéda dans une pièce plus petite, où la pierre immaculée bâtissant le château, était réchauffée de tentures aux couleurs vives, drapant des pans entiers de murs . Une assemblée se trouvait là, parlant à voix basse. Elle remarqua d'abord cinq ou six hommes âgés , se tenant à l'écart, l'air accablé, baissant la tête.
Ils devaient s'apprêter à sortir car ils étaient habillés de vêtements chauds et épais, recouverts de longs manteaux aux riches broderies, doublés d'une fourrure brun-roux. Leurs cheveux et leurs longues barbes gris leur conféraient un air noble et sage, malgré l'expression triste de leurs visages.
Au centre de la pièce, un groupe d'hommes et de femmes, de mises plus simples, entouraient plusieurs personnes. Des serviteurs sans doute. Les femmes pleuraient, et les hommes semblaient tout aussi sombres, fixant le sol ou les tentures sans les voir, retenant leurs larmes.
-« Ygræme, pourquoi ne sont -ils pas étonnés de notre présence ? »
-« Ils ne peuvent pas nous voir. Regarde bien maintenant ».
Un mouvement du groupe lui révéla le cœur de cette peine. Une femme se trouvait là, grande, très mince et d'allure fière. Une autre plus âgée la serrait dans ses bras, le visage ravagé de chagrin. Ses traits, de loin, demeuraient imprécis, mais sa remarquable chevelure brune, retombant jusqu'à sa ceinture incrustée de pierreries se détachait sur la robe orangée qui frôlait le sol en mouvement souples. Elle restait digne, malgré un désarroi évident, se retournant vers un homme imposant le respect.
Par hauteclaire, Jeudi 14 Fevrier 2008 à 08:36 GMT+2 dans première partie (article, RSS)







