Acelin et Deirdre: la forêt de Mandiatis

Ce que Deirdre craignait le plus depuis qu’elle avait retrouvé Acelin, était en train de se produire. La perte du Sang signifiait la mort certaine pour un igné. Elle tenta de lui en insuffler un peu, réussissant à ramener un peu de couleur à son visage. Au même moment, conséquence de ses efforts, la forêt autour d’eux ondula, la nuit se fit d’encre, les noyant dans les ténèbres. Deirdre faillit en pleurer de frustration et de désespoir, quand perçant l’obscurité, une lumière apparut, faible et dansante. Elle se concentra, cherchant à en déterminer la source, redoutant de la voir disparaître. Malgré son appréhension, la lueur persista, et au bout de quelques minutes, elle comprit que la lueur venait d’une maison, qui se dressait devant eux. . Quelqu’un avait sûrement allumé un petit feu de camps à l’extérieur de murs qui reflétaient les flammes.
– Regarde Acelin, là, il y a une maison. Viens, tu pourras te reposer, et ils nous dirons où trouver du secours, où sont regroupés les habitants, notre famille.Faisant passer un bras d’Acelin sur ses épaules, le prenant par la taille, Deirdre l’entraîna vers la lumière salvatrice. Ils arrivèrent ainsi, tant bien que mal devant une demeure d’aspect simple, bâtie avec la pierre de Mandiatis, recouverte d’un toit fait d’un épais assemblage de chaume, que les jeunes gens n’avaient vus que sur de très rares et anciennes maisons.
Un feu était allumé, à même le sol, enserré dans un cercle de roches aux angles durs, qu’un homme alimentait de petits morceau de bois. Les flammes montèrent, claires et vibrantes, faisant crépiter le végétal.
Par hauteclaire, Lundi 9 Juin 2008 à 18:06 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






