Acelin et Deirdre: la rencontre dans la forêt
Comment pouvait –il ignorer être en présence du prince régnant et d’une femme de la famille royale? Ils n’avaient jamais été attachés à de quelconques privilèges, mais cette indélicatesse passait les bornes. Cependant l’homme eut l’air rassuré, reconnaissant les siens, et leur adressa un large sourire, vite remplacé par un air soucieux en examinant Acelin de plus près.
– Que vous est-il arrivé mon garçon, vous avez eu un accident ? Mandiatis a été très instable ces derniers jours. Toutes sortes de choses sont apparues, d’autres sont retournées dans les flots du Sang .
Deirdre perdit un instant le fil de ce qu’il était en train de dire. La tempête, il n’en parlait pas. Comment et pourquoi ne l’avait-il pas traversée ?
Le forestier, inconscient de sa surprise, continuait :
– Nous avons eu beaucoup de mal à le dominer, de plus en plus maintenant, et nous ne sommes pas si nombreux. Nous aurions bien besoin des pouvoirs d’un chevalier igné pour nous aider, hélas aucun d’entre nous n’est arrivé à ce niveau de savoir ! .
Deirdre resta muette de stupeur, et Acelin semblait incapable de répondre. Quelle était la signification exacte de ces paroles ?
– Installez vous plus près du feu, je vais vous apporter une liqueur de baies de ronces pour vous remettre, et vous me raconterez ce qui vous est arrivé .
Après un dernier coup d’œil sur Acelin, l’homme tourna le dos, rentrant rapidement dans sa maison, pour en ressortir tout aussi vite, porteur d’une bouteille enserrée d’une fine cordelette et de trois gobelets de métal clair et finement travaillé. Il versa un peu de liqueur dans chacun des gobelets et porta le sien à ses lèvres.
Par hauteclaire, Mercredi 11 Juin 2008 à 19:52 GMT+2 dans première partie (article, RSS)






