Deirdre et Eudes: rêve ou cauchemar

Plus loin, les tigres avaient leurs repaires, et plus loin encore…
Deirdre aurait voulu rester là, simplement se promener, cependant quelque chose la poussait, loin, plus loin encore, au mépris de tout danger.
L’air se fit froid, humide, une odeur de moisi monta jusqu’à ses narines, la faisant frissonner de dégoût. Il faisait de plus en plus sombre, les arbres se resserraient autour d’elle, prenant l’aspect d’un mur végétal. Le chemin était en pente, plutôt glissant et son pied dérapa à plusieurs reprises. En voulant se rattraper, Deirdre posa la main sur un morceau de tronc tombé au sol et se coupa la main. Ce n’était pas du bois, mais une pierre, noire, aux angles vifs. Elle avait dû tomber de la muraille, se descellant à cause de l’humidité. Deirdre
Se frotta la paume de la main en se redressant avec une petite grimace de douleur. Acelin lui avait souvent parlé des escaliers de Kurzaal, mentionnant l’humidité qui recouvrait tout d’une fine couche d’eau, mais elle n’avait pas imaginé que c’était à ce point. Elle reprit sa descente vers le lac noir avec plus de prudence, si elle voulait venir en aide à Opale, elle ne devait pas se blesser. Pourquoi pensait-elle à Agerel en cet instant précis ? Elle avait besoin de toute son attention pour réussir. Pourvu que Opale soit en état de l’accompagner !
Enfin l’ouverture voûtée se dressa devant ses yeux. En reprenant sa respiration, Deirdre la franchit. Voilà donc l’endroit où sa mère et Acelin avaient affronté les traîtrises du Feu sombre, et où Opale avait passé les premières années de sa vie.Par hauteclaire, Vendredi 10 Octobre 2008 à 00:45 GMT+2 dans deuxième partie (article, RSS)






